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Père Christian Delorme: "On doit vivre ensemble avec les musulmans"

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Entre la doctrine musulmane, qui nie tant la filiation divine du Christ que sa crucifixion et sa résurrection, et la doctrine chrétienne, il ne peut y avoir de syncrétisme. “La contradiction doctrinale est irréductible, mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas vivre ensemble!”, lance le Père Christian Delorme.

Christian Delorme  est connu comme “le curé des Minguettes”, un quartier populaire de Vénissieux, dans la banlieue sud de Lyon, membre des prêtres du Prado, dont la vocation est d’aller en particulier vers les pauvres et les non croyants.

Né il y a 68 ans dans le quartier de La Guillotière, à Lyon, prêtre depuis 38 ans, Christian Delorme s’est engagé il y a quatre décennies dans le dialogue avec le monde maghrébin, à une époque où l’islam en tant que religion n’était pas au premier plan des préoccupations de ces communautés immigrées. Il a été un des initiateurs de la “Marche pour l’égalité et contre le racisme” de 1983.

Dans l’agglomération lyonnaise, précise-t-il, 25% de la population est d’origine maghrébine, notamment algérienne. Aujourd’hui, la majorité de cette population est de nationalité française.  Mais l’islam effraie les non-musulmans, tandis que les musulmans ont de plus en plus peur des non-musulmans: ils se sentent injustement stigmatisés, de plus en plus discriminés et victimes de ce qu’on appelle désormais l'”islamophobie”.

“J’ai 40 ans de compagnonnage avec le monde de l’immigration maghrébine; j’ai été impliqué dans les combats pour les droits des immigrés”. Mais dès sa jeunesse, Christian Delorme a entretenu des liens avec l’Inde – il est un grand admirateur du mahatma Gandhi – et aussi avec la communauté tibétaine en France. Il était alors en contact avec les mouvements non violents, les Communautés de l’Arche de Lanza del Vasto, avec le pasteur Jean Lasserre, du Mouvement international de la réconciliation (MIR), également avec la communauté de Taizé… “J’ai grandi dans l’esprit œcuménique. C’étaient mes universités, avant d’étudier la théologie!”

“Très vite conscient de l’importance de la rencontre interreligieuse,  j’ai été marqué par les figures de Gandhi, du pasteur Martin Luther King, que j’ai croisé à la Bourse du Travail de Lyon un jour de mars 1966… J’avais à peine 16 ans.   Ce sont des précurseurs qui ont guidé ma vie, après la figure de Jésus-Christ, bien entendu!”

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